29.09.2008
Paris: les braquages de petits commerces explosent
Les vols à main armée contre les petits commerces à Paris ont augmenté de 76% pour les huit premiers mois de l'année a-t-on appris lundi auprès de la préfecture de police (PP), confirmant un chiffre donné par RTL. Selon la PP, pour les huit premiers mois de l'année 2008, 141 vols à main armée contre les petits commerces ont été enregistrés, contre 80 pour la même période de 2007. Le total des méfaits de ce type, avec parfois de très petits préjudices dérobés, avait atteint 149 en 2007, contre 117 en 2006. De 2001 à 2007, les vols à main armée ont diminué de moitié dans la capitale, passant de 775 à 301 avec une forte baisse des agressions contre les établissements bancaires, «de mieux en mieux protégés», selon la PP. Face à la forte augmentation des agressions enregistrées contre les petits commerçants, la PP entend jouer la carte de la prévention auprès d'eux et une quinzaine de réunions ont déjà été organisées ces derniers mois. Les missions prévention communication des commissariats parisiens ont été mobilisées pour délivrer des informations de sécurité et les moyens de se prémunir contre ce genre d'agissements. De plus, un plan hold-up, impliquant fortement les motards de la préfecture de police, a été récemment mis en place en Ile-de-France pour tenter d'interpeller des individus venant de commettre un vol à main armée, comme ce fut le cas dimanche matin dans le XIIe arrondissement de Paris où deux motards de la PP ont pu interpeller deux hommes auteurs présumés d'une tentative de vol à main armée dans un commerce du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne).
14:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerce, police, sécurité, commerces, formation
Des motards de la police pour contrer les braqueurs
DISSUADER et interpeller le cas échéant. C’est la philosophie du plan antibraquages, mis en place sur toute l’Ile-de-France à grand renfort de motards de la préfecture de police. Au coeur du dispositif, le Val-de-Marne, mauvais élève de la petite couronne avec + 34 % de vols armés l’année dernière. Depuis le printemps, la préfecture de police parisienne met chaque jour à disposition des motards au-delà du périphérique, dans le cadre de la « mutualisation des moyens ». Une vingtaine peut être détachée dans le Val-de-Marne, dont quelques-uns en tenue civile. La Seine-Saint-Denis devrait en bénéficier dans les prochains jours et, à terme, les Hauts-de-Seine. Le constat est parti du fait que nombre de ces attaques étaient commises à l’aide de puissants deux-roues, rendant les braqueurs insaisissables. Postés à des points stratégiques (carrefours, noeuds routiers, banques ou stations-service), « branchés » sur les fréquences du 94, les motards parisiens reçoivent les messages de la salle de commandement de Créteil. « Le but, c’est d’arriver au moment où les braqueurs sortent des lieux », détaille le lieutenant Basile Orsetti, chef des compagnies motocyclistes parisiennes. Pas question pour autant de se lancer dans de périlleuses courses-poursuites.« Une fois que le vol à main armée est consommé, il n’y a plus urgence pour interpeller, explique l’officier. Nous les suivons, nous quadrillons le terrain et patrouillons pour les intercepter. S’ils prennent la N 7, alors nous monterons un barrage en aval. Sinon, il est impossible de les arrêter. Ils ont des scooters de grosses cylindrées, qui montent jusqu’à 800 cm 3 . Ça devient risqué : ils peuvent s’accidenter, heurter quelqu’un ou nous mettre en danger. » La PP ne veut pas « entrer dans les détails ». Simplement, elle dit s’adapter « aux horaires et aux lieux » sensibles. Thiais, par exemple, et le centre commercial Belle-Epine, où des bijouteries ont subi les assauts répétés des malfrats ces derniers mois. Les résultats se feraient déjà sentir. Pas forcément par la baisse des hold-up mais par leur déplacement géographique. « Ils savent que nous sommes là, constate le lieutenant Orsetti. On a remarqué que nous étions observés. C’est pour ça que nous faisons des rondes aléatoires. » Ainsi, il y a quelques semaines, une patrouille passe devant une station-service sur la N 7. Rien à signaler. Elle poursuit sa route et reçoit un appel signalant un braquage juste après son passage. « Ils ont attendu notre départ. Nous avons pu les retrouver et les suivre sur un sentier. Ils étaient à pied et ont été interpellés », rapporte le lieutenant Orsetti. La moto, c’est aussi pratique pour pénétrer des secteurs piétonniers. Bien souvent, les braqueurs profitent du maillage compliqué de ruelles et culs-de-sac pour prendre la fuite. Autre avantage, elle passe même dans les embouteillages.
13:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerce, police, sécurité, commerces, formation
Quatre braqueurs surprennent deux employées de boulangerie route d'Albi
Terrible surprise pour une employée d'une boulangerie, installée à l'entrée de la route d'Albi, à Toulouse. Il était 6 heures quand cette jeune femme a ouvert le magasin. Aussitôt, plusieurs individus lui ont sauté dessus. Armés, les visages dissimulés, très déterminés, cette bande forte, selon les premiers témoignages, de quatre personnes voulaient de l'argent. Déçus par le maigre fond de caisse, les braqueurs ont enfermé l'employée dans les toilettes du magasin et ils ont entrepris une fouille minutieuse du commerce et de son stock. Environ vingt minutes plus tard, la deuxième employée qui venait prendre son service a été surprise par les voyous toujours présents dans la boulangerie. Maîtrisée, cette femme a été enfermée… dans le congélateur du magasin. Les braqueurs ont ensuite quitté les lieux avec un butin constitué de quelques dizaines d'euros et des victuailles diverses : bouteilles, bonbons (!) et saumon fumé normalement destiné à la fabrication des sandwichs. Le livreur arrivé quelques minutes plus tard a délivré ses collègues et donné l'alerte. Une troisième employée a finalement ouvert la boulangerie à l'enseigne L'Épi Gaulois vers 9 h 30, une fois les constatations techniques réalisées par les policiers. La brigade criminelle a été chargée de l'enquête. Les deux victimes, psychologiquement très choquées, ont cessé leur travail.
13:54 Publié dans FAITS DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerce, police, sécurité, commerces, formation
Vols à main armée dans des boulangeries : maigre butin, traumatisme important
Cagoule et casque intégral sur la tête, fusil à canon scié en mains, complice à l'extérieur qui attend sur un scooter. Le dispositif est impressionnant, beaucoup moins que le butin : 200 E. Ce qui fait dire à un avocat qu'on n'a pas affaire « à une horde sauvage mais à une bande de pieds nickelés ». À l'audience, les trois prévenus ne paraissent certes pas méchants. Mais quand elle évoque son braquage, l'une des commerçantes parle la gorge serrée et dit qu'elle est angoissée depuis les faits. À l'origine de ces attaques à main armée, il y a un point commun : le besoin d'argent facile et rapide pour se payer de la drogue. Claudy Lengagne, 33 ans, est dans le box des prévenus. Il est en détention préventive pour des faits à la limite de la barbarie et qui devraient être jugés prochainement aux assises. Les deux autres comparaissent libres. Il s'agit de Florian Pavy, 23 ans, et de Mickaël Hétru, 23 ans aussi. Le 30 janvier 2006, la boulangerie de la rue Adrien-Danvers est attaquée. C'est là que l'auteur repart avec 200 E. Le 1er février à 7 h 45, même scénario devant la boulangerie Thomas puis, dix minutes plus tard, devant celle à l'enseigne Chocopain. Mais, dans ces deux cas, l'attitude des commerçants fait repartir l'agresseur les mains vides. Si les trois prévenus reconnaissent s'être retrouvés régulièrement dans le garage de Claudy Lengagne pour s'adonner à la drogue, notamment le 31 janvier au soir, Florian Pavy minimise les faits qui lui sont reprochés. Il ne reconnaît que la première tentative de vol du 1er février. Mickaël Hétru et Claudy Lengagne disent que c'est lui qui a aussi commis les deux autres attaques. Dans le premier cas, Claudy Lengagne pilotait le scooter tandis que, le 1er février, Mickaël Hétru était aux commandes. « Les faits sont extrêmement graves. Ils auraient pu valoir à leurs auteurs de comparaître aux assises », note Florence Hydulphe, substitut du procureur de la République. Pour elle, Florian Pavy est bien l'auteur de l'attaque et des deux tentatives. Elle requiert contre lui dix mois de prison dont deux avec sursis et mise à l'épreuve (SME). Même type de peine (huit mois dont quatre avec SME) à l'encontre de Mickaël Hétru. Pour ces deux prévenus, l'obligation de soins fait partie des obligations demandées pour en finir avec la drogue. Le substitut souhaite douze mois ferme et mandat de dépôt (incarcération immédiate) à l'encontre de Claudy Lengagne. L'avocat de Mickaël Hétru met en avant qu'il s'est « bien réinséré dans la société depuis les faits ». Celui de Florian Pavy note qu'il « n'est pas le cerveau, le décideur de la bande il craignait les menaces de Claudy Lengagne ». Le défenseur de ce dernier retient qu'il n'a fait que prêter son scooter, que l'ensemble de l'opération « s'est fait de concert ». Le tribunal est allé au-delà des réquisitions en condamnant Claudy Lengagne à dix-huit mois de prison ferme. Florian Pavy a écopé de quinze mois dont cinq avec SME et Mickaël Hétru de douze dont quatre avec SME. Ces deux hommes devront régler 1 000 E de dommages et intérêts à la boulangère qui s'était fait voler. •
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