19.10.2006
L'info du jour : un mois de prison ferme contre quatre jeunes gens pour le vol de viennoiseries
Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné mercredi 4 jeunes hommes à une peine de quatre mois de prison dont trois avec sursis pour un vol de viennoiseries dans une boulangerie, filmé par des caméras de vidéosurveillance et dont 15 minutes d'extraits ont été projetés à l'audience. La peine a été assortie d'une obligation de travailler.
"Le tribunal a le sentiment que si vous étiez occupés à travailler dans la journée, vous n'auriez pas commis ces faits", a déclaré le président du tribunal avant d'ajouter que comme ils avaient fait 26 jours de préventive, ils sortiraient de prison dans quatre jours. Les quatre prévenus, tous déjà condamnés plusieurs fois dont deux très lourdement, avaient refusé d'être jugés en comparution directe le 22 septembre. Ils avaient été placés en détention provisoire à la demande du parquet estimant qu'il y avait un risque de pressions contre les témoins et de rétorsion sur le boulanger. Un cinquième jeune homme, laissé en liberté, a écopé de quatre mois de prison avec sursis.
Le procureur de la République, avait réclamé contre les 4 principaux prévenus des peines de prison allant de 4 mois, dont deux mois avec sursis, à 8 mois de prison ferme. "Ces réquisitions ne sont pas prises en fonction des objets volés, des viennoiseries d'un montant inférieur à 50 euros, mais à cause des circonstances et des conséquences sur la vie d'un quartier", a-t-il dit, en l'occurence le quartier HLM de la Villeneuve à Grenoble où "les commerces ferment pour cause de délinquance les uns après les autres".
Le film de vidéosurveillance non-sonore, projeté à l'audience, montre les jeunes gens se présentant à 06h30 le 17 septembre à la boulangerie après une fête, se servant dans les rayons, l'un gesticulant et frappant le comptoir, un autre renversant du coca qu'il juge tiède sur la main d'un boulanger. Il n'y a pas de coups, mais la peur de la vendeuse et du boulanger face à ces hommes sont palpables. La vendeuse a refusé de témoigner. Le boulanger a refusé de signer sa déclaration par peur des représailles mais le procureur a lu sa déclaration initiale: "C'est la pression morale que ces jeunes exercent sur la totalité de mes employés qui n'est plus tolérable".
Les jeunes gens ont majoritairement reconnu les vols.
15:59 Publié dans L'INFO DU JOUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerce, sécurité, police



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