11.10.2006

Faits divers : Mis en examen et justice dans le cadre des attaques de bijouteries

medium_4-picture3.4.gifUn homme mis en examen suite au hold-up de Marseille dans le cadre de l’enquête sur l’homicide d’un bijoutier et 28 ans de prison pour le braqueur qui avait tué 2 employés d’une bijouterie en 2003 à Taverny.


Suite du Hold-up de Marseille dans une bijouterie : un homme d'une vingtaine d'années placé en garde à vue samedi soir à la brigade de répression du banditisme (BRB) dans l'enquête sur l'homicide d'un bijoutier marseillais jeudi devait être mis en examen lundi soir.

Le parquet de Marseille a requis un mandat de dépôt à l'encontre de cet homme connu des services de police, qui s'est présenté samedi au commissariat central de Marseille pour avouer le vol du véhicule ayant servi au crime. Il devait être mis en examen, dans un premier temps, pour association de malfaiteurs et complicité de vol avec armes.Le suspect aurait expliqué aux enquêteurs avoir lui même mis de fausses plaques sur la R19 rouge au volant de laquelle les meurtriers ont pris la fuite.

Le parquet de Marseille a ouvert lundi une information judiciaire pour, notamment, homicide volontaire avec vol à main armée. Le bijoutier a été tué par balles jeudi matin lors de l'attaque de sa boutique du 13e arrondissement de Marseille par plusieurs malfaiteurs, a priori trois selon les témoignages. Encagoulés, ils avaient fait irruption dans la bijouterie, peu après 8H30, et demandé au bijoutier d'ouvrir le coffre. Ce dernier ayant refusé d'obtempérer, l'un des agresseurs au moins a fait usage d'un pistolet mitrailleur, selon une source policière.  "Le ou les tirs se sont produits très rapidement après l'entrée dans la boutique", a expliqué le procureur de la République de Marseille.

Les malfaiteurs ont alors pris la fuite à bord d'une voiture immatriculée dans le Var, "munis d'un butin peu important", selon M. Beaume, qui estime que "au vu du modus operandi, les malfaiteurs on visiblement plus agi dans l'affolement que par professionnalisme". Dotée de fausses plaques d'immatriculation, la voiture a été retrouvée jeudi après-midi, abandonnée dans le 14e arrondissement.

Justice : 28 ans de prison pour le braqueur qui avait tué 2 employés d'une bijouterie : Sébastien Hilaire a été condamné vendredi à 28 ans de prison ferme par la cour d'assises du Val-d'Oise pour le braquage d'une bijouterie à Taverny (Val-d'Oise) en 2003 au cours duquel il avait tué deux employés par arme à feu, a-t-on appris de source judiciaire. L'autre co-auteur du vol, Morgan Chocho, 27 ans, seulement renvoyé pour vol à main armée a été condamné à 16 ans de réclusion criminelle.

La cour a condamné quatre autres accusés jugés pour complicité de vol avec armes et association de malfaiteurs. Fabrice Boucher que l'avocat général avait présenté comme "l'instigateur" du braquage a été condamné à 14 ans de prison ferme. Serge Rosélia, braqueur récidiviste, a été condamné à 12 ans, Omar Hamour à 6 ans et Mohamed Belmir à 4 ans. L'avocat général, Catherine Thomas, avait requis 30 ans de réclusion criminelle contre Sébastien Hilaire qui avait reconnu les faits dès le début des audiences lundi, 12 ans contre Morgan Chocho et 15 ans contre Fabrice Boucher. Mme Thomas avait requis entre 15 et 8 ans pour les trois autres complices.

Sébastien Hilaire, 26 ans, est jugé coupable d'avoir tiré le 9 juillet 2003 à sept reprises sur deux employés qui avaient tenté de prévenir les secours alors qu'il braquait l'atelier de bijouterie. Le fils du gérant et un autre employé ont été retrouvés morts dans la salle du coffre. Le montant des bijoux volés est estimé à près de 100.000 euros. Sébastien Hilaire et Morgan Chocho, repartis sur une moto noire, avaient été interpellés quelques jours après, identifiés par leur plaque minéralogique.

Les audiences auront été marquées par la diffusion mardi d'une cassette audio enregistrée par la société de surveillance de la bijouterie dans laquelle on entend un agresseur s'adresser à l'un des employés de la bijouterie ("baisse ta tête ou je tire") et les râles d'un homme agonisant, particulièrement éprouvants pour les familles des victimes.
source : AFP

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