12.09.2006
Escroquerie : 40 millions d'euros soutirés à plusieurs milliers de commerçants
Une vaste escroquerie aux faux encarts publicitaires, portant sur 40 millions d'euros soutirés à plusieurs milliers de commerçants, vient d'être mise au jour dans la région marseillaise, a-t-on appris mardi de source policière.
Trois personnes dont un chef d'entreprise aixois, patron de la société VGA Presse Communication au centre de l'affaire, ont été mises en examen vendredi pour escroquerie et abus de biens sociaux.
Le dossier débute en 2004 quand un commerçant arlésien qui a déboursé 10.000 euros pour des publicités à paraître dans la revue de l'association départementale des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ne voit jamais les parutions. Il dépose plainte contre la société VGA Presse Communication, dirigée par un chef d'entreprise aixois, Jean-Christophe Marcellin.
Devant l'ampleur du dossier, une commission rogatoire est ouverte au pôle financier du TGI de Marseille et confiée à la Sûreté départementale. Les enquêteurs ont contacté 1.200 victimes potentielles depuis 1998 pour un préjudice qui pourrait atteindre 40 millions d'euros. Pour des revues comptant une centaine d'encarts, les démarcheurs pouvaient en vendre jusqu'à 100 fois plus.
Selon les quotidiens régionaux La Marseillaise et La Provence qui ont dévoilé l'affaire, les victimes pourraient être plus de 50.000 et le réseau aurait une ramification en Suisse, à travers une société dénommée "Les éditions du Rhône", selon La Provence.
Parmi les organismes et entreprises grugés par la quinzaine de sociétés créées figurent le conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, les conseils généraux des Hautes-Alpes et de Corse, le Rotary Club Marseille et Corse ou encore la Société nationale Corse-Méditerranée.
Après des mois d'investigations, les policiers ont interpellé mercredi neuf personnes, à savoir le chef d'entreprise, un associé aixois et un imprimeur marseillais ainsi que six démarcheurs.
Les trois dirigeants, placés sous contrôle judiciaire, ont été mis en examen et remis en liberté contre l'avis du juge d'instruction qui avait demandé à leur encontre un mandat de dépôt. Une interdiction de gérer une entreprise leur a été signifiée et le chef d'entreprise a dû verser une caution de 10.000 euros.
Les policiers et la justice qui vont maintenant se pencher sur le patrimoine du chef d'entreprise souhaitent savoir où sont passés les dizaines de millions d'euros soutirés.
Source : AFP
12:31 Publié dans ESCROQUERIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : escroquerie, securite, commerces



Les commentaires sont fermés.